Les thérapies cognitives et comportementales

Aujourd’hui, nous nous intéresserons aux thérapies cognitives et comportementales, ou TCC, une approche de la psychothérapie particulièrement efficace et utile, notamment dans le cadre d’une thérapie pour mieux apprécier et accepter son TSA, bien qu’elle soit également très recommandée dans divers cas de figure.

Sans plus attendre, plongeons-nous directement dans le vif du sujet, il y a des choses à dire sur ces thérapies !

Que sont les thérapies cognitives et comportementales ?

Les TCC désignent un ensemble de traitements de troubles psychiatriques (qu’il s’agisse d’addiction, de dépression ou de troubles anxieux, entre autre chose), partageant comme approche une thérapeutique fondée sur les connaissances obtenues par les recherches en psychologie scientifique.

Sous cette définition un peu barbare, il faut comprendre que les TCC sont un ensemble d’exercices, pratiques notamment, standardisés (pour être répétables, ce qui est un élément indispensable dans la recherche scientifique), qui permettent d’intervenir sur les symptômes observables à travers le comportement, ainsi que sur les processus mentaux (ou cognitifs) qui sont à l’origine des émotions et des troubles associés.

Les TCC visent à solutionner les difficultés du patient à l’instant présent, ce qui permet de cibler précisément ces difficultés et de travailler à leur résolution, afin d’être en mesure de les gérer de façon efficace et durable.

Comment se déroulent les séances de thérapies cognitives et comportementales ?

Pour le reste de cet article, nous allons imaginer qu’un patient souffre d’une phobie, qui est celle des chiens. Cela permettra d’avoir des exemples concrets à vous proposer en parallèle.

Les TCC sont des thérapies dites “actives”, dans la mesure où elles se basent principalement sur un échange entre le patient et son thérapeute afin de trouver les meilleures solutions adaptées aux troubles du patient. Le patient doit également réaliser des exercices pratiques afin d’améliorer sa condition et remplir ses objectifs.

Afin de parvenir à un tel résultat, on peut retrouver une sorte de “plan de route” commun à toute TCC.

L’analyse fonctionnelle

Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une évaluation des troubles du patient, à la fois qualitative et quantitative, afin de déterminer non seulement les circonstances d’apparition des troubles, mais également d’effectuer une mesure initiale (appelée ligne de base) des difficultés rencontrées selon une échelle choisie par le thérapeute et le patient.

Dans notre exemple, notre patient ayant une phobie des chiens pourra déterminer quelle situation est la plus anxiogène pour lui, comme caresser un chien, et pourra établir avec son thérapeute un plan de route pour arriver progressivement à dépasser cette peur incontrôlée, en expérimentant des situations associées moins anxiogènes, comme simplement imaginer un chien ou regarder des photos de chiens.

Plusieurs outils sont à disposition dans ce but, l’un des plus utilisés étant la grille SECCA.

La grille SECCA se présente sous la forme d’un tableau à remplir par le patient, en présence du thérapeute, afin de pouvoir déterminer certains points qui vont être utiles à la thérapie :

  • Situation : La situation ou l’événement qui produit une émotion désagréable
  • Émotions : Les émotions et symptômes physiques ressentis lors de cette situation.
  • Cognitions (ou pensées automatiques) : Les pensées survenues avant, pendant et après cette situation.
  • Pensées alternatives : Les pensées que l’on pourrait avoir afin de diminuer l’anxiété produite par la situation anxiogène et mieux la gérer.

Le contrat thérapeutique

Comme son nom l’indique, et comme dans tout contrat, il s’agit d’un accord passé entre le thérapeute et le patient afin de mener le changement thérapeutique, jusqu’à la guérison. La thérapie étant active, elle inclut donc des actions menées par le patient, avec le soutien du thérapeute qui reverra les exigences à la baisse ou à la hausse en fonction des progrès rapportés par le patient. Les objectifs sont progressifs, et établis à l’issue de l’analyse fonctionnelle.

Dans notre exemple, notre patient peut accepter de se confronter à des situations d’abord peu anxiogènes en rapport avec sa phobie, et augmenter progressivement la difficulté ressentie, jusqu’à arriver à la situation la plus anxiogène pour lui. Il peut par exemple choisir de regarder des photos de chiens, puis regarder des vidéos, puis être en présence de chiens, et enfin en caresser un.

L’application du programme

Il s’agit de la partie la plus pratique du programme, à savoir la réalisation des différentes étapes décidées durant le contrat thérapeutique. Au rythme des séances, une évolution est tracée en fonction de la ligne de base établie et permet au thérapeute et au patient d’adapter le rythme des séances et de la progression.

L’évaluation des résultats

Une comparaison entre la ligne de base et l’évaluation de fin de thérapie permet de justifier du succès de la thérapie, et peut éventuellement indiquer une nouvelle thérapie si de nouveaux objectifs sont envisagés, en accord avec le patient et le thérapeute.

Les thérapies cognitives et comportementales et le syndrome d’Asperger

Nous avons vu ici une utilisation des TCC dans le cadre d’une phobie, mais elles peuvent également être utilisées dans le cas d’un syndrome d’Asperger, d’un autre TSA, et même d’un HPI. Si vous ignorez de quoi il s’agit, je vous renvoie vers les articles correspondants en cliquant sur chaque terme.

Une TCC étant spécifique et adaptée à chaque patient, il n’y a pas d’exemple commun à proprement parler, mais on peut s’attendre à ce qu’une TCC puisse permettre à un patient porteur d’un de ces troubles d’améliorer ses contacts sociaux, qu’ils soient professionnels ou personnels. Ceci afin d’être plus en accord avec le monde qui l’entoure, tout en lui permettant de rester le plus naturel possible et de ne pas chercher nécessairement à masquer sa différence.

D’autres voudront peut-être justement utiliser une TCC afin de mieux “rentrer dans le moule”, et donc masquer les particularités qui peuvent être perçues comme étranges par les autres personnes.

Les objectifs fixés sont spécifiques à chaque patient, qui est le plus à même de les définir, avec l’aide de son thérapeute. L’important étant de réussir à les atteindre et à être plus en accord avec soi-même.

Où se renseigner ?

Il n’existe pas réellement d’outils recensant les centres psychologiques pouvant assurer des séances de TCC. Une recherche sur Google de type “thérapie cognitive et comportementale” suivie du nom de votre ville est généralement suffisante pour trouver des adresses pertinentes néanmoins.

Pour les personnes habitant la région de Lyon, et pour les autres prêtes à faire un peu de route, je vous conseille de nouveau le Centre Psychologique de Lyon Gerland, dont les thérapeutes sont vraiment excellents et à l’écoute : Cliquez ici pour accéder au site du Centre Psychologique de Lyon Gerland

Que vous décidiez ou non d’envisager une TCC, n’hésitez pas dans un premier temps à prendre contact avec des thérapeutes formés, qui pourront vous renseigner sur le sujet et voir avec vous si votre situation nécessite une TCC ou une thérapie plus classique.

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2 commentaires sur “Les thérapies cognitives et comportementales

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