Les troubles du spectre autistique

Pour ce premier article, avant de vraiment entrer dans le détail du syndrome d’Asperger, il convient avant tout de rappeler certaines notions que certains d’entre vous ignorent peut-être. En effet, le syndrome d’Asperger appartient à la classe des troubles du spectre autistique, ou TSA, en psychatrie. Ces troubles partagent des caractéristiques communes et le diagnostic spécifique est établi par des différences particulières pour chaque trouble. C’est la raison pour laquelle on parle d’ailleurs d’un “spectre” autistique.

Le haut potentiel intellectuel, ou HPI, appartient à une catégorie différente, mais peut être couplé à un TSA dans certains cas.

Ces précisions faites, lançons-nous directement dans le vif du sujet.

Troubles du spectre autistique, kézako ?

TSA correspond simplement à une dénomination différente pour désigner l’autisme et les critères diagnostiques associés. Il s’agit de la dernière dénomination en date, il fut un temps par exemple question de trouble envahissant du développement. Si cette dernière dénomination n’est pas vraiment totalement obsolète, elle est de plus en plus abandonnée.

Pour être dépisté, un TSA doit répondre à plusieurs critères. Comme je l’ai précisé plus haut, il y a un nombre conséquent de TSA différents et certains disent même qu’il existent autant de TSA que de personnes concernées. Il y a néanmoins des caractéristiques communes indissociables.

Des difficultés de communication et dans les interactions sociales

Cela peut inclure énormément de paramètres et d’échelles de comparaison, mais les personnes avec TSA n’ont pas la même conception de la communication et de la sociabilité que les personnes dites “neurotypiques”.

La plupart des personnes avec TSA se ressourcent bien plus efficacement et sereinement en étant seules, par exemple. D’ailleurs, regardez l’étymologie du mot “autisme”. Il provient du grec ancien “autós” signifiant “soi-même“. Si le terme a souvent été vu de façon péjorative, il est néanmoins assez représentatif du besoin que les personnes avec TSA ont de se ressourcer en étant seules avec elles-même.

Des comportements et des activités répétitives

Il peut s’agir d’actions, de mouvements, de paroles… En bref, d’interactions avec l’environnement extérieur comme “ritualisées”, comme une routine inflexible et automatique.

Il arrive souvent que les personnes avec TSA aient beaucoup de difficultés à faire face à des imprévus, ou ne supportent pas que les choses n’aillent pas dans le sens qu’elles avaient anticipé, ce qui peut aboutir à des colères assez fortes, ou à des crises de panique.

Une présence innée

Si vous êtes une personne avec TSA, c’est que vous êtes née avec, c’est aussi simple que cela. Néanmoins, certaines personnes ne sont pas forcément diagnostiquées dès l’enfance, car ces différences ne sont pas forcément visibles. Qu’elles soient masquées par mécanisme d’adaptation, ou simplement qu’elles ne soient pas handicapantes jusqu’à un contexte particulier, comme au sein d’une entreprise par exemple, les raisons sont variables.

Si l’on ignore encore vraiment comment et pourquoi un TSA apparaît, on sait qu’il s’agit d’un trouble neurodéveloppemental. Les causes génétiques ne semblent pas être impactantes dans ce développement différent de la norme.

J’aimerais clarifier une chose hélas trop souvent répétée, souvent sans penser à mal d’ailleurs, mais avoir un TSA ne signifie pas être atteint d’une quelconque maladie. C’est une différence, parfois handicapante, mais qui se résume à cela, une différence.

Les troubles du spectre autistique n’incluent pas forcément certains symptômes

Ces petites précisions faites, il convient également de corriger certains préjugés, car il m’est arrivé souvent d’entendre des choses erronées au sujet des TSA, souvent avec quelques peines.

Un TSA ne signifie pas systématiquement un retard mental

Ainsi, si je pousse la caricature un peu loin, certaines personnes peuvent associer “TSA” et “Personne qui passe son temps à baver sur son tee-shirt en ayant des spasmes et en poussant des grognements”. Je pousse la caricature volontairement, bien sûr, mais c’est évidemment un peu plus compliqué que cela.

Ainsi, un TSA, s’il peut être couplé à un retard mental, ne signifie pas systématiquement que ce sera le cas, notamment dans les cas du syndrome d’Asperger ou de l’autisme dit de haut niveau. Il arrive d’ailleurs qu’un TSA soit couplé à un haut potentiel intellectuel, qui est une dénomination récente utilisée pour désigner ce que l’on nommait autrefois les surdoués.

Une personne avec TSA ne vit pas en ermite

Par ailleurs, les personnes avec TSA ne sont pas non plus misanthropes ou asociales, elles apprécient la compagnie de personnes proches ou avec des centres d’intérêts communs, et recherchent même le contact avec ce genre d’individus. Elles ont néanmoins besoin de moments de solitude et de calme, afin de se ressourcer et de “recharger leurs batteries”.

Un TSA n’est pas une maladie

Enfin, comme précisé plus haut, un TSA n’est en aucun cas une maladie. Tout au plus, il s’agit d’une différence et d’un mode de pensée alternatif. Là où la plupart des personnes auront une capacité innée à communiquer naturellement et à percevoir spontanément les émotions des autres, les personnes avec TSA auront plus de difficultés à le faire, mais pourront compenser avec d’autres stratégies.

 

Voilà qui met fin à cet article, comme précisé dans mon article de présentation du blog, l’intérêt n’est pas de faire un listing exhaustif des symptômes d’un TSA, mais de clarifier certains points d’ombre.

Si vous souhaitez plus d’informations sur le syndrome d’Asperger en lui-même, je vous redirige vers cet article traitant du sujet.

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